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Flux de biomasse et gestion de la fertilité : étude de cas dans trois terroirs agro-pastoraux du sud du Tchad

Ngamine J., Altolna M.. 2000. Flux de biomasse et gestion de la fertilité : étude de cas dans trois terroirs agro-pastoraux du sud du Tchad. In : Fertilité et relations agriculture-élevage en zone de savane : actes de l'atelier sur les flux de biomasse et la gestion de la fertilité à l'échelle des terrois, 5-6 mai 1998, Montpellier, France. Dugué Patrick (ed.). CIRAD. Montpellier : CIRAD, 13-25. (Colloques) ISBN 2-87614-408-5 Atelier sur les flux de biomasse et la gestion de la fertilité à l'échelle des terroirs, Montpellier, France, 5 Mai 1998/6 Mai 1998.

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Résumé : Flux de biomasse et gestion de la fertilité. Etude de cas dans trois terroirs agro-pastoraux du sud du Tchad. Une étude sur les flux de biomasse végétale et de fumure animale a été réalisée dans trois terroirs agro-pastoraux de la zone soudanienne du Tchad. Ces terroirs représentent trois types de situations agro-écologiques contrastées : la zone saturée et surpeuplée, la zone en voie de saturation et le front pionnier. Les relations entre agriculteurs et éleveurs diffèrent selon ces situations. Elles sont conflictuelles sur le front pionnier où les agriculteurs ne pratiquent pas l'élevage. Ailleurs, agriculteurs et éleveurs ont trouvé des terrains d'entente pour exploiter en commun les ressources naturelles. Dans les terroirs les moins peuplés, le feu constitue la cause principale de réduction de la biomasse en saison sèche. Inversement dans le terroir saturé, les prélèvements par le bétail et par les hommes constituent les causes principales de pertes de biomasse. Dans toutes les situations, la fumure animale disponible est mal valorisée, les pertes sont importantes du fait du manque de d'intérêt des producteurs et de moyens de transport. Les transferts de fertilité ne concernent que les parcelles proches des quartiers d'habitation. A cela s'ajoutent des apports d'engrais minéraux sur cotonnier à des doses réduites (moins de 100 kg/ha). La jachère demeure la pratique principale de gestion de la fertilité du soi, mais elle a disparu des zones les plus peuplées. La biomasse d'adventices n'est pas à négliger puisqu'elle atteint 1,6 t/ha (matière sèche) en moyenne dans les parcelles du terroir le plus peuplé et le plus dégradé. Un aspect certes important n'a pas été pris en compte dans cette étude : le recyclage de la biomasse au sol par les termites. Sans prendre en compte cet aspect, les bilans proposés montrent que les restitutions organiques au sol se limitent à de faibles apports de fumure animale (fèces des troupeaux au pâturage, apport localisé de fumier et poudrette) et à la décomposition des adventices en saison des pluies.

Auteurs et affiliations

  • Ngamine J., ITRAD (TCD)
  • Altolna M., ITRAD (TCD)

Autres liens de la publication

Source : Cirad - Agritrop (https://agritrop.cirad.fr/263920/)

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