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Evolution de la production cotonnière au Nord-Est du Brésil. IV. Polymorphisme des types de cotonniers cultivés ; relations génétiques entre ces types ; origine des types "Moco" et "Verdao"

Boulanger J., Pinheiro D.. 1971. Evolution de la production cotonnière au Nord-Est du Brésil. IV. Polymorphisme des types de cotonniers cultivés ; relations génétiques entre ces types ; origine des types "Moco" et "Verdao". Coton et Fibres Tropicales, 26 (3) : pp. 335-353.

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Abstract : Le polymorphisme des cotonniers " Moco " et " Verdao " contraste avec la relative fixité des cotonniers " Rim de Boi ", " Quebradinilo " et des variétés " Upland " récemment introduites; il a obscurci leur classification. Le nombre réduit de dents de la bractée des cotonniers " Moco " et à un moindre degré chez les cotonniers " Verdao ", l'apparition dans leur descendance de plantes anormales et de formes semblables aux deux races brésiliennes de G. barbadense et aux variétés de G. hirsutum var. latifolium suggèrent que les cotonniers " Mocô " et " Verdao " correspondent à deux ensembles complexes de gènes provenant en proportions variables des cotonniers " Rim de Boi " et " Quebradinho " (G. barbadense) et des différents " Upland " qui, historiquement et géographiquement, ont eu de nombreuses possibilités de s'hybrider au cours de leur implantation et de leur extension. Des études basées sur les analyses de la variation des caractéristiques des bractées, des fleurs, du port, des feuilles et des graines ont permis de répartir les quatre types de cotonniers en trois groupes. Deux groupes sont nettement séparés, le premier rassemblant les cotonniers " Herbaceo " et " Verdao ", le second réunissant les deux races de G. barbadense. Les cotonniers " Moco " de la culture générale constituent un groupe bien individualisé qui se situe approximativement à égale distance des deux groupes précédents. La sélection spécialement orientée vers l'amélioration des qualités de la fibre avec une homogénéisation plus ou moins poussée des caractères botaniques a eu pour conséquences d'éloigner le groupe " Moco " du groupe " Herbaceo-Verdao " , et de le rapprocher du groupe G. barbadense. Toutes les relations mises en évidence renforcent l'hypothèse de STEPHENS (1966) selon laquelle les caractères qui différencient la variété " Marie-Galante " des autres races de G. hirsutum seraient les conséquences génétiques d'une introgression de G. barbadense dans le patrimoine héréditaire de G. hirsutum. Les faits constatés n'interdisent pas d'imaginer une création récente des types " Moco " et " Verdao " à la suite de nombreux croisements effectués d'une façon continue et au hasard par la nature, entre des formes connues ou inconnues de G. barbadense et de G. hirsutum. Le , Moco , serait le résultat de l'évolution de la population hybride originale dans des conditions de végétation de la zone semi-aride qui auraient facilité l'introduction d'informations génétiques an provenance de G. barbadense et entraîné l'élimination des formes à tendance annuelle, tandis que le " Verdao " serait l'aboutissement de l'évolution de la population hybride dans des conditions moins rigoureuses de sécheresse qui auraient favorisé les combinaisons génétiques des types moins vivaces. L'obtention par la nature de recombinaisons inconnues chez les deux parents tétraploïdes permet d'entrevoir des perspectives nouvelles dans les programmes d'hybridations entre le Moco , et les espèces G. barbadense et G. hirsutum.

Mots-clés Agrovoc : Gossypium, Variété, Polymorphisme, Hybridation, Paramètre génétique

Mots-clés géographiques Agrovoc : Brésil

Auteurs et affiliations

  • Boulanger J.
  • Pinheiro D.

Autres liens de la publication

Source : Cirad - Agritrop (https://agritrop.cirad.fr/455724/)

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