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Les possibilités de développement du palmier à huile sélectionné dans le Sud-Ouest de la Centrafrique : rapport de mission, 11-26 mai 2000

Jannot Claude. 2000. Les possibilités de développement du palmier à huile sélectionné dans le Sud-Ouest de la Centrafrique : rapport de mission, 11-26 mai 2000. Montpellier : CIRAD-TERA, 27 p. N° de rapport : CIRAD-TERA N° 37/00 ; THI N° 54/00

Mission report
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Abstract : Le sud-ouest de la Centrafrique est une région forestière humide qui a la forme d'un triangle d'environ 2,6 millions d'hectares inséré entre le Cameroun à l'ouest, et le Congo Brazzaville à l'est, et qui est située à 700 km à vol d'oiseau de la côte du golfe de Guinée. Le relief y est vallonné, avec une altitude comprise entre 400 et 650 m. Il est peuplé d'un peu plus de 200 000 habitants, dont près de la moitié vivent en ville, à Berbérati ou à Nola. La densité de population rurale est très faible : moins de 4 hab./km2. La population tire ses principales ressources de l'exploitation minière : diamants, et or dans une moindre mesure, mais semble ne pas en réinvestir les recettes. Les infrastructures sont très peu développées, la plupart des pistes sont en mauvais état. Nola, préfecture de la Sangha-Mbaéré n'a ni adduction d'eau, ni adduction d'électricité, ni téléphone. Divers projets de mise en valeur agricole se sont succédés depuis les années 50, qui ont porté sur la culture du tabac de cape, du cacao et du café. Tabac et café constituent actuellement les principales sources de revenus monétaires d'origine agricole. S'y adjoindront bientôt les taxes d'abattage forestières. Les principales cultures vivrières son t: le manioc et l'arachide, avec un peu de maïs. Viennent ensuite la banane plantain, le taro et l'igname. Sésame, graines de courges et divers légumes et fruits complètent la ration alimentaire. Des opérations de diversification ont introduit avec succès la pomme de terre et le haricot. Les besoins en protéines sont principalement couverts par la chasse et la pêche, mais également par un petit élevage divaguant : poulets et surtout chèvres. Les besoins en corps gras sont essentiellement assurés par la pâte d'arachide, et dans une moindre mesure par l'huile de palme, importée de Bangui. Bien que le palmier à huile ne soit pas endémique, il prospère fort bien dans un environnement pédoclimatique favorable. Des palmiers "naturels" sont présents dans tous les villages, et les palmiers sélectionnés introduits depuis deux ans pour le PDRZT se développent normalement. Avec un minimum de conseils techniques, il semble possible de proposer un programme de développement de la culture villageoise de palmiers à huile sélectionnés, portant dans un premier temps sur 1000 ha, qui permettrait à la région, non seulement de couvrir ses besoins, mais de commencer à approvisionner le reste du pays. A terme, le sud-ouest de la Centrafrique a tous les atouts pour devenir le moulin à huile du sud et de ses régions frontalières. (Résumé d'auteur)

Mots-clés géographiques Agrovoc : République centrafricaine

Auteurs et affiliations

  • Jannot Claude, CIRAD-TERA-TH (CMR)

Autres liens de la publication

Source : Cirad - Agritrop (https://agritrop.cirad.fr/477226/)

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