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Un regard sur quarante ans d'amélioration génétique du palmier à huile (Elaeis guineensis) et son impact sur la filière

Durand-Gasselin Tristan, Cochard Benoît, Amblard Philippe, De Franqueville Hubert. 2002. Un regard sur quarante ans d'amélioration génétique du palmier à huile (Elaeis guineensis) et son impact sur la filière. Le Sélectionneur Français (53) : pp. 133-147.

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Abstract : La pulpe du fruit de palmier contient environ 50% d'une huile riche en carotène. Très tôt, l'Homme a su l'utiliser en même temps que celle contenue dans l'amande du fruit. L'Homme utilise également la sève qui fermente spontanément (vin de palme), les feuilles pour la confection de toitures ou de cloisons, et enfin les très jeunes feuilles (le chou palmiste) qu'il est possible de consommer. L'huile de palme est en passe de devenir la première source de corps gras végétal du monde. Le palmier à huile est cultivé sur presque 7 millions d'hectares situés dans la zone intertropicale humide. Les programmes de replantation du verger et son extension, qui demeure très vive, suscitent un marché d'environ 120 millions de graines par an et la concurrence entre les obtenteurs est vive. Cependant, le palmier à huile est une plante dont l'amélioration génétique est relativement récente. Les plantations subspontanées exploitées entre les deux guerres mondiales en Afrique ne produisaient que 0,5 tonne d'huile par hectare et par an. Aujourd'hui, il est possible de proposer un matériel qui dans les écologies favorables produit 7 à 8 tonnes d'huile par hectare par an. L'amélioration génétique du palmier à huile a connu plusieurs étapes importantes. Avant la première guerre mondiale, des sélections massales étaient réalisées, essentiellement en Asie. Vers 1955, l'hétérosis existante dans les croisements entre les sélections réalisées en Asie et celles réalisées en Afrique a été mise en évidence. Pour l'exploiter, un schéma de sélection récurrente réciproque a été adopté, et deux cycles de sélection ont été menés entre 1960 et aujourd'hui. Les programmes de sortie variétale permettent d'intégrer dans les semences vulgarisées le progrès génétique réalisé en expérimentation. Il est estimé à un peu plus de 40% depuis 1960. Les semences de palmier à huile sont des hybrides de familles de pleins frères. Cela pose notamment les deux problèmes suivants: 1 - la biologie florale du palmier à huile, plante monoïque temporelle, impose la réalisation de croisements par fécondations contrôlées. Un défaut de légitimité fait chuter la production de plus de 50%. 2 - les graines de palmier à huile sont semi-récalcitrantes et leur germination est difficile à obtenir: elles doivent être fournies germées, aux planteurs ce qui rend leur distribution bien particulière. Enfin, s'agissant d'une plante pérenne, des stratégies d'amélioration durable pour la résistance aux maladies sont recherchées. L'exemple de la réussite obtenue pour la résistance à la fusariose est présenté. En Afrique, où cette maladie est endémique, l'investissement palmier des planteurs est ainsi mieux sécurisé. Le renouvellement du verger étant réalisé sur 30 ans, l'impact de nouvelles sélections sur la filière ne peut être que très lent même si le temps nécessaire à l'adaptation des champs semenciers à ces nouvelles obtentions est très réduit. (Résumé d'auteur)

Classification Agris : F30 - Plant genetics and breeding

Auteurs et affiliations

  • Durand-Gasselin Tristan, CIRAD-CP-PALMIER (FRA)
  • Cochard Benoît, CIRAD-CP-PALMIER (CIV)
  • Amblard Philippe, CIRAD-CP-PALMIER (FRA)
  • De Franqueville Hubert, CIRAD-CP-COCOTIER (FRA)

Autres liens de la publication

Source : Cirad - Agritrop (https://agritrop.cirad.fr/523201/)

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