Agritrop
Home

L'agrobiodiversité des plantes à racines et tubercules tropicales

Lebot Vincent. 2004. L'agrobiodiversité des plantes à racines et tubercules tropicales. Montpellier : UM2, 68 p. Habilitation à diriger des recherches : Biologie et écologie végétales : Université Montpellier 2

Accreditation to supervise theses
Full text not available from this repository.

Abstract : Ce mémoire fait la synthèse de 22 années de recherches sur l'agrobiodiversité des plantes à racines et tubercules en zone tropicale humide, plus particulièrement en Asie du Sud-Est et en Océanie. La végéculture caractérise ces plantes à multiplication asexuée qui ne sont pas traitées en populations semées mais sont manipulées individuellement. Les associations sont nombreuses, aux niveaux intra- et interspécifique, et représentent les filtres nécessaires aux mouvements de pathogènes dangereux pour ces espèces génétiquement vulnérables car multipliées par voie végétative depuis leur domestication. La complexité du système nécessite qu'une approche pluridisciplinaire soit adoptée. L'objectif de la démarche reste de comprendre l'origine de la remarquable variabilité observée pour pouvoir mieux ta conserver et l'utiliser en amélioration génétique. La mise en place de collections ex situ permet, dans un premier temps, d'identifier les morphotypes puis de les caractériser aux niveaux morpho-agronomique et moléculaire. L'étude des chimiotypes permet d'établir des concordances entre la variabilité des caractéristiques physico-chimiques des organes souterrains et leurs divers usages traditionnels. Chez ces plantes, la domestication apparaît comme étant essentiellement une sélection et une amélioration de chimiotypes. Ces chimiotypes n'étant pas des marqueurs neutres, ils ne peuvent être utilisés comme indicateurs de la divergence génétique entre les accessions des collections nationales, mais ils indiquent l'état d'amélioration d'un cultivar. Les isozymes restent de bons indicateurs de distances génétiques entre les accessions des diverses collections, souvent très distantes géographiquement. Leurs empreintes sont fiables et évitent les échanges et introductions de cultivars qui présentent des zymotypes identiques. Les zymotypes étant des marqueurs neutres, ils permettent d'apprécier la part de l'amélioration des caractères utiles qui s'est aussi faite par voie clonale. Les marqueurs ADN confirment l'image révélée par les isozymes mais la précision de l'information dépend aussi de la taille des effectifs. L'agrobiodiversité des plantes à racines et tubercules est donc étudiée à partir des relations entre variabilités morpho-agronomique, chimique et moléculaire. Les résultats obtenus sont exploités pour élargir les bases génétiques disponibles, étroites dans la plupart des cas. Ils permettent de vérifier que les génotypes destinés à l'introduction sont potentiellement utiles et suffisamment distants pour induire de fortes variabilités des descendances en création variétale. Une fois ce matériel génétiquement amélioré, se pose la question complexe de sa distribution vers un petit paysannat démuni, isolé et dispersé. Les idéotypes sont donc définis en tenant compte des caractéristiques de la végéculture, tant environnementales que socio-économiques. La démarche pluridisciplinaire que nous avons testée dans le cadre de réseaux internationaux progresse simultanément dans divers domaines, en vérifiant que les hypothèses formulées dans une discipline sont corroborées par les résultats obtenus dans une autre. Les perspectives de recherche visent à consolider la méthodologie que nous avons développée en l'appliquant à d'autres espèces, notamment des aracées et des dioscoréacées. L'étude de leur agrobiodiversité devrait permettre de valoriser ces plantes importantes pour les végéculteurs des tropiques humides. L'amélioration génétique des chimiotypes reste l'objectif prioritaire qui détermine l'acceptabilité des génotypes en fonction de la diversité des cultures locales. La délocalisation des programmes d'amélioration doit tenir compte de la diversité des usages traditionnels pour une même espèce. L'utilisation de populations artificielles composées de diverses provenances rassemblant les caractères majeurs des idéotypes retenus laisse envisager des actions participatives permettant de combiner la conservation ex situ et la diversification in si

Mots-clés Agrovoc : Biodiversité, Piper methysticum, Musa (plantains), Colocasia esculenta, Dioscorea alata, Légume racine, Tubercule, Critère de sélection, Caractère agronomique, Anatomie végétale, Variation génétique, Isoenzyme, Pool de gènes, Zone tropicale, Zone humide

Mots-clés géographiques Agrovoc : Asie du Sud-Est, Océanie

Mots-clés complémentaires : Plante à racine tropicale, Plante à tubercules

Classification Agris : F30 - Plant genetics and breeding

Axe stratégique Cirad : Axe 1 (2005-2013) - Intensification écologique

Auteurs et affiliations

  • Lebot Vincent, CIRAD-CA-CALIM (VUT)

Autres liens de la publication

Source : Cirad - Agritrop (https://agritrop.cirad.fr/524068/)

View Item (staff only) View Item (staff only)

[ Page générée et mise en cache le 2019-10-02 ]