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Le manioc : une alternative à l'importation d'amidon au Cameroun. Recommandations d'actions pour le GAO du Nyong

Dumas Jean-Claude, Dufour Dominique, Marouzé Claude, Brouat Jacques. 2005. Le manioc : une alternative à l'importation d'amidon au Cameroun. Recommandations d'actions pour le GAO du Nyong. Montpellier : CIRAD, 68 p.

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Abstract : Le Ministère de l'Agriculture du Cameroun, qui souhaite renforcer le développement de la filière racines et tubercules au Cameroun, a permis au GAO (Groupement des Associations - Organisations des femmes cultivatrices du Nyong) de réaliser le diagnostic d'un projet concernant l'installation d'une unité d'extraction d'amidon (capacité de traitement : 20 tonnes de racines par jour). Le projet formulé par le GAO devrait permettre, par la commercialisation de l'amidon, l'augmentation des revenus de plus de 15 000 familles dans les localités de Nguélémendouka et Angossas (province de l'Est) et de Kobdombo (province du Centre). Les visites de terrain ont permis de mieux apprécier la grande diversité des produits à base de manioc consommés au Cameroun (miondo, couscous, gari, fufu, bâton, bouilli). De plus, il est confirmé que pour chaque produit, certaines variétés sont privilégiées par les transformateurs. L'IRAD a collecté plus de 150 variétés dans les différents écosystèmes du pays et dispose des informations concernant leur utilisation. A ce jour, il n'existe aucune évaluation relative à la production d'amidon de manioc au Cameroun. Seuls, quelques petits producteurs d'amidon ont une connaissance des variétés les plus appropriées. 150 à 200 tonnes d'amidon importé sont utilisées mensuellement par les industries camerounaises. Les conditions d'accès à ce marché industriel pour l'amidon de manioc sont abordées. L'analyse des quelques données collectées sur place permet d'envisager de substituer une partie de l'amidon importé par une production locale. Les choix variétaux, les coûts de production et de transformation des racines, doivent être maîtrisés afin de respecter les conditions imposées par les industriels importateurs (prix, quantités, qualité, régularité). La diversité naturelle du manioc, adaptée aux conditions édapho - climatiques du bassin du Nyong, constitue, à elle seule, une ressource inestimable pour l'intensification de la culture du manioc. Le GAO a rassemblé les variétés locales et doit entreprendre une étude sur la productivité en amidon. Actuellement, le GAO n'est pas en situation d'approvisionner l'unité envisagée à court terme. Des solutions alternatives (diversification des produits du manioc) sont proposées pour fournir des revenus aux producteurs dans la période intermédiaire (défrichement, choix des variétés, multiplication du matériel végétal). La construction locale des matériels devant équiper les installations est privilégiée. Une attention toute particulière est portée à la formation des producteurs et transformateurs à leurs nouveaux métiers. Les aménagements proposés prennent en compte les besoins des populations concernées (distribution de l'eau, fourniture d'énergie électrique). Les résultats obtenus par le GAO montrent la vitalité d'une association dont les efforts méritent d'être renforcés par l'assistance technique de professionnels et appuyés par des apports financiers conséquents, véritables investissements pour le développement du bassin du Nyong. (Résumé d'auteur)

Classification Agris : Q02 - Food processing and preservation

Auteurs et affiliations

  • Dumas Jean-Claude, CIRAD-FLHOR-UPR Qualité des aliments (FRA)
  • Dufour Dominique, CIRAD-FLHOR-UPR Qualité des aliments (FRA)
  • Marouzé Claude, CIRAD-AMIS-UMR ITAP (FRA)
  • Brouat Jacques, CIRAD-AMIS-UMR ITAP (FRA)

Autres liens de la publication

Source : Cirad - Agritrop (https://agritrop.cirad.fr/525882/)

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