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Epidémiologie des maladies à begomovirus en Guadeloupe

Pavis Claudie, Urbino Cica, Marquier Marlène, Agrapart Johann, Robin N., et al.. 2005. Epidémiologie des maladies à begomovirus en Guadeloupe. In : Résumés des 10èmes Rencontres de virologie végétale, Aussois du 6 au 10 mars 2005. Brault Véronique, Ziegler-Graff Véronique. Strasbourg : CNRS, Résumé, 1 p. Rencontres de virologie végétale. 10, Aussois, France, 6 March 2005/10 March 2005.

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Abstract : Les principales maladies virales qui affectent la tomate dans la Caraïbe sont causées par des begomovirus (Geminiviridae), virus à ADN simple brin transmis par l'aleurode Bemisia tabaci. En Guadeloupe et en Martinique, deux begomovirus affectent la production de tomate: le Potato yellow mosaic virus (PYMV), depuis 1993 et le Tomato yellow leaf curl virus (TYLCV) depuis 2001. Aucune méthode de lutte n'est actuellement efficace pour contrôler ces maladies: il n'existe pas de variétés résistantes adaptées aux conditions tropicales et la lutte chimique est inopérante. Afin de mettre en place des stratégies efficaces permettant de limiter les épidémies, nous avons conduit des expérimentations pour comprendre le fonctionnement du pathosystème (tomate/B. tabaci/begomovirus) au niveau de la parcelle et de son environnement proche. Le monitoring sur plusieurs années de la pression en vecteur et en inoculum primaire a permis de montrer qu'il y avait plusieurs pics de population de vecteur dans l'année qui correspondaient aux périodes de pics d'inoculum primaire. Aucun réservoir de PYMV ou de TYLCV autre que la tomate n'a été identifié parmi les cultures et les plantes adventices dans les zones maraîchères. Le suivi des épidémies au niveau de la parcelle (incidence globale représentée par l'aire sous la courbe des symptômes) a montré que les valeurs mesurées par le système de monitoring de linoculum primaire (moyennées sur les trois premières semaines après plantation) permettaient de prédire le niveau d'incidence globale de la maladie au cours de la culture. En forte pression d'inoculum, la moitié de la parcelle est contaminée 3 semaines après plantation et 100% après 7 semaines, ce qui limite fortement la production en fruit. La culture en condition de faible pression d'inoculum primaire permet une apparition plus tardive et une progression plus lente de la maladie dans la parcelle. La présence de barrières physiques autour des parcelles permet de retarder et limiter le développement de la maladie en période de faible pression d'inoculum alors que cela n'est d'aucune efficacité en période de forte pression d'inoculum. Le principe d'une protection physique, combinée à la mise en place de vide sanitaire périodique, pourrait permettre de retarder la contamination dans les parcelles et donc assurer une production durable de la tomate en systèmes maraîchers de plein champ. (Texte intégral)

Classification Agris : H20 - Plant diseases

Auteurs et affiliations

  • Pavis Claudie, INRA (GLP)
  • Urbino Cica, CIRAD-FLHOR-UPR Horticulture (GLP)
  • Marquier Marlène, INRA (GLP)
  • Agrapart Johann, INRA (GLP)
  • Robin N., INRA (GLP)
  • et al.

Autres liens de la publication

Source : Cirad - Agritrop (https://agritrop.cirad.fr/540291/)

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