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Diversité et structure génétique de l’abeille Apis mellifera à La Réunion

Techer Maéva Angélique. 2012. Diversité et structure génétique de l’abeille Apis mellifera à La Réunion. Saint-Denis : Université de la Réunion. Mémoire de master 2 : Biodiversité et écosystèmes tropicaux : Université de la Réunion

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Encadrement : Clémencet, Johanna ; Delatte, Hélène

Abstract : L’abeille Apis mellifera L. est depuis longtemps établie à La Réunion et a été décrite sur critères morphologiques comme étant la sous-espèce Apis mellifera unicolor. Néanmoins, des introductions passées de trois sous-espèces européennes A. mellifera ligustica, carnica et mellifera ont été rapportées. Les potentielles adaptations aux conditions insulaires des sous-espèces importées et la diversité mitochondriale existante n’ont jamais été étudiés. De même la diversité génétique et sa structuration sur l’île n’ont pour le moment pas été explorées. Pour la première fois, la présence des lignées évolutives et des sous-espèces a été décrite par une analyse du polymorphisme de restriction d’une région inter-génique mitochondriale non codante. L’étude de la diversité génétique nucléaire chez les colonies d’abeilles à La Réunion a été effectuée à partir de 21 marqueurs microsatellites. Un total de 1881 colonies a été échantillonné sur 110 sites, provenant de 104 ruchers chez 51 apiculteurs ainsi que 15 colonies sauvages ont été récoltées. Les profils de restriction de la région inter-génique ont permis d’identifier deux haplotypes Africains et deux Européens (Ouest et Est) avec des fréquences et distributions inégales. L’haplotype A1 a été retrouvé comme dominant à 95,17%, puis C2 avec 4,38% et les haplotypes A4 et M8 avaient des fréquences inférieures à 1%. Le profil de restriction observé pour A1 est identique à celui d’Apis mellifera unicolor. Tous les profils RFLP différents ont été séquencés et identifiés comme appartenant à Apis mellifera carnica (C2), Apis mellifera scutellata (A4) et Apis mellifera iberiensis (M8). La diversité génétique globale était forte avec 12,81(± 5,37) allèles en moyenne/ locus, mais plus faible par apiculteur. Les résultats des AMOVA ont suggérés que la diversité n’est pas structurée en fonction des groupes mitochondriaux ni de la répartition géographique, toutefois les valeurs de FST ont indiquées une différenciation génétique entre certains apiculteurs. L’analyse de la structure génétique avec le logiciel Structure a montré une séparation des colonies réunionnaises en trois populations. La détection d’allèles diagnostiques dans cette étude et l’asymétrie entre l’identité mitochondriale et nucléaire chez plusieurs individus constituent une indication d’un possible métissage suite à des hybridations entre différentes sous-espèces. (Résumé d'auteur)

Résumé (autre langue) : The honeybee, Apis mellifera L. is from a long-time established in Reunion Island and was first described as the sub-species Apis mellifera unicolor by a morphological study. Nonetheless, introductions of three others European sub-species: A. mellifera ligustica, carnica and mellifera had been recorded by the past. Mitochondrial diversity and potential adaptations in insular conditions of imported sub-species had never been investigated. Genetic diversity and structure as well had never been explored in this island before. For the first time, evolutionary lineage and sub-species presence had been assessed by restriction analysis of a mitochondrial intergenic non-coding region. The study of nuclear genetic diversity in honeybee colonies in Reunion Island was performed by using 21 microsatellites. A total of 1881 colonies were collected from 110 locations on Reunion Island, from 104 apiaries of 51 beekeepers and 15 wild colonies were also sampled. Restriction pattern of the intergenic region allowed identifying two African, one west European and one south European haplotypes with different frequencies and distribution on the island. The haplotype A1 was found dominant with 95,17%, then C2 with 4,38% and the frequency of A4 et M8 were less than 1%. A1 showed the same DraI restriction pattern than observed for Apis mellifera unicolor. Those RFLP profiles were firmly identified by sequencing as Apis mellifera carnica (C2), Apis mellifera scutellata (A4) and Apis mellifera iberiensis (M8). Global genetic diversity was high with 12,81 (± 5,37) mean alleles/ locus but lower in each beekeepers groups of colonies. AMOVA’s results suggested that this genetic diversity was not structured by mitochondrial groups or geographic distribution however FST values indicated genetic differentiation between some beekeepers. Genetic structure analysis by Structure software supports the clustering of the Reunionese honeybee in three different populations. In this study, diagnosis alleles were scored and molecular asymmetry between mitochondrial and microsatellites data in several individuals indicated possible crossbreeding by hybridization and introgression between different sub-species. (Résumé d'auteur)

Classification Agris : L10 - Animal genetics and breeding

Auteurs et affiliations

  • Techer Maéva Angélique, CIRAD-BIOS-UMR PVBMT (REU)

Source : Cirad-Agritrop (https://agritrop.cirad.fr/576018/)

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