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Antibiorésistance: un modèle pour une approche "One Health" intégrant la santé des plantes

Roger François, Rieux Adrien. 2018. Antibiorésistance: un modèle pour une approche "One Health" intégrant la santé des plantes. . RFSV, RMT. Paris : RFSV, pp. 9-10. Seminaire RFSV - La santé végétale dans le concept One Health : quelle contribution ?, Paris, France, 3 October 2018/3 October 2018.

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Abstract : Dans la communauté scientifique, différentes approches conceptuelles sont en cours : " One Health ", " Ecohealth " et " Planetary Health ". Les niveaux d'intégration sont emboités, néanmoins l'environnement est souvent négligé dans ces approches. L'utilisation généralisée des antibiotiques représente une pression de sélection favorisant l'émergence des résistances et pouvant avoir des conséquences importantes sur la santé humaine. L'utilisation des antibiotiques sur les végétaux est interdite en France par contre elle est autorisée aux USA, en Amérique du sud, et en Asie. Ce sont surtout la streptomycine et la tétracycline qui sont utilisées. Il y a par ailleurs une potentialisation du développement des résistances (synergie) lorsqu'il y a présence de métaux lourds comme le cuivre et le zinc. Dans ces conditions, on constate de nombreux transferts de résidus et de gènes de résistance aux antibiotiques. Pour ces derniers, deux phénomènes peuvent expliquer conjointement leur développement : la transmission et l'émergence. En termes d'approche " One Health ", la situation de l'antibiorésistance est ce qu'elle est sur les plantes, mais elle n'est pas indépendante des autres compartiments. Les communautés bactériennes interagissent entre elles. Concernant la transmission, les produits antibiotiques appliqués sur plantes vont en partie dans les plantes et dans les sols. Des résidus de ces produits peuvent également provenir de l'eau d'irrigation. Les sols et les plantes peuvent aussi être en interaction avec des effluents d'origines animales utilisées pour la fertilisation et pouvant être chargées en résidus d'antibiotiques. Les plantes sont, ensuite, consommées par le bétail et par l'homme. De part ces échanges, les bactéries de différents compartiments sont régulièrement en contact avec une pression de sélection entre elles. Au laboratoire des échanges de matériel génétique entre entérobactéries humaines et végétales ont déjà été montrés. Ainsi, le risque de diffusion des gènes de résistance aux antibiotiques utilisés sur plantes peut être transmis sur les autres compartiments. Il y a donc un l'intérêt majeur via les approches de type " One Health " à poser des questions à différentes échelles et sur différents compartiments. Les points de vigilances suivants sont évoqués • La dangerosité des effluents d'hôpitaux • Le développement de résistance des Aspergillus • A-t-on une idée de l'impact de l'usage des microorganismes de biocontrôle : Pseudomonas et autres… ? Il y a actuellement un dossier One Health en cours de montage à Agropolis (région Occitanie) avec le Cirad, l'IRD, l'INRA-ENVT et toutes les Unités de recherche concernées.

Mots-clés libres : Santé végétale, One Health, Antibiotique, Antibiorésistance, AMR

Auteurs et affiliations

Source : Cirad-Agritrop (https://agritrop.cirad.fr/597303/)

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