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Contribution à la mise au point d'une méthode pour évaluer la ressource arborée d'un territoire villageois et l'utilisation qui en est faite par sa population : voyage d'étude ENGREF avec l'appui du PRASAC, composante "Gestion de terroir", Cameroun du 6 février au 4 mars 2000

Ntoutoume Roger, O'Heix Bruno-Charles, Rocquencourt Agnès, Zanfini Anne, Figuié Muriel, Kokou Kouami, Peltier Régis, Smektala Georges, Gautier Denis, Njiti Clément Forkong. 2000. Contribution à la mise au point d'une méthode pour évaluer la ressource arborée d'un territoire villageois et l'utilisation qui en est faite par sa population : voyage d'étude ENGREF avec l'appui du PRASAC, composante "Gestion de terroir", Cameroun du 6 février au 4 mars 2000. Montpellier : CIRAD-Forêt

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Abstract : Un groupe constitué d'un agriculteur, de quatre étudiants et d'un encadrant de l'E.N.G.R.E.F. a réalisé, pendant deux semaines, une étude en vue de tester une méthode d'évaluation de la ressource arborée d'un territoire villageois et de l'utilisation qui en est faite par sa population. L'étude à porté sur le village de Mafa Kilda situé à vingt kilomètres au Sud de la ville de Garoua, dans la province du Nord, Cameroun. Cette zone, de climat soudano-guinéen, était presque inhabitée, couverte de savane arborée, parcourue par la faune sauvage et les éleveurs peuls Mbororos, lorsque les premiers migrants Mafa y sont arrivés voici vingt-cinq ans. Par une migration spontanée et massive, ces montagnards provenant de zones surpeuplées où ils pratiquaient l'agroforesterie sur terrasses, ont défriché l'essentiel de ces formations naturelles pour y installer leurs cultures de coton et de céréales. La population du village dépasse actuellement mille habitants. On a tout d'abord cherché à connaître l'étendue du territoire utilisé par les villageois en dessinant, avec eux, une carte sur laquelle ils ont indiqué les éléments géographiques qui leur paraissaient importants (villages et hameaux, hydrographie, puits, routes et pistes, relief, principaux types de cultures, vergers, zones non défrichées, etc...) ceci a permis d'obtenir la "carte à dires d'acteurs". Un "tour de terroir" a permis de relever au G.P.S. les principaux points et limites de ce territoire. Une première carte à l'échelle et orientée a pu être réalisée, tout d'abord à la main, puis à l'aide d'un logiciel SIG. Pour évaluer la ressource arborée, ces éléments fournis par les villageois, ceux constatés au cours du tour de terroir et la bibliographie, ont permis de distinguer les zones suivantes: le village et son auréole de cultures péri-villageoises, les champs de cultures de saison sèche en mosaïque avec quelques jachères, les vergers et cultures de bas-fonds et de contre saison, les plantations forestières, les savanes arborées ou forêts sèches de vallée sur terrain potentiellement cultivables, les savanes arborées de montagne sur terrains très rocheux. En zone de culture de saison sèche, un inventaire a été réalisé basé sur des parcelles de 40 x 100 mètres, jointives et axées sur un layon. Sur chaque parcelle étaient, entre autre, notés le type de culture dominant, l'espèce, la hauteur, la circonférence et les traces d'utilisation des arbres. Un placeau central de 314 m2 permettait d'évaluer la régénération arborée et arbustive de moins de deux mètres de hauteur. Sur les zones de savane arborée, l'inventaire portait sur des parcelles de 30 x 20 mètres espacées d'environ 200 mètres. Les mesures concernaient les mêmes données pour les arbres de plus de 2 mètres. Les parcelles de plantations forestières, peu nombreuses furent inventoriées en plein alors que les vergers et le village ne purent être étudiés, faute de temps. Finalement, le taux d'inventaire a été d'environ 1%. Parallèlement, l'équipe, réalisait des enquêtes sur l'utilisation des ligneux faite par les villageois. La typologie des groupes enquêtés fut basée sur la surface possédée par la famille (riches, moyens, pauvres) et par des usages particuliers de la ressource arborée (forgerons utilisant le charbon de bois et fabricant des manches d'outil, femmes utilisant du bois de chauffage pour préparer la bière traditionnelle, éleveurs émondant les arbres). Des enquêtes semis-directives ont permis de savoir, pour chacune de ces catégories, où et comment les villageois récoltaient le bois et quels usages ils en faisaient. Quelques mesures permettaient d'évaluer la consommation en perches de bois pour la construction et l'entretien du toit des habitations et des hangars, pour la fabrication de bière de mil, pour la transformation de bois cri charbon, etc... L'équipe confrontait régulièrement les réalités mesurées sur le terrain avec les informations fournies par les enquêtes. Des données d'études précédentes et de la lit

Mots-clés Agrovoc : Gestion foncière, Village, Ressource forestière, Gestion des ressources

Mots-clés géographiques Agrovoc : Cameroun

Classification Agris : E11 - Land economics and policies
P01 - Nature conservation and land resources

Auteurs et affiliations

  • Ntoutoume Roger
  • O'Heix Bruno-Charles
  • Rocquencourt Agnès
  • Zanfini Anne
  • Figuié Muriel, ENGREF (FRA)
  • Kokou Kouami, ENGREF (FRA)
  • Peltier Régis, CIRAD-FORET-PLANTATIONS (FRA) ORCID: 0000-0002-8110-7322
  • Smektala Georges, ENGREF (FRA)
  • Gautier Denis, CIRAD-FORET-PLANTATIONS (CMR) ORCID: 0000-0001-7648-1881
  • Njiti Clément Forkong, IRAD (CMR)

Autres liens de la publication

Source : Cirad - Agritrop (https://agritrop.cirad.fr/512138/)

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