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Abandon ou extension des plantations d'acacias au Nord-Cameroun : tout dépendra du fonctionnement des filières gomme arabique

Palou Madi Oumarou, Peltier Régis, Balarabe Oumarou, Ntoupka Mama, Sibelet Nicole. 2010. Abandon ou extension des plantations d'acacias au Nord-Cameroun : tout dépendra du fonctionnement des filières gomme arabique. Bois et Forêts des Tropiques (306) : pp. 57-70.

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Titre espagnol : Abandono o aumento de plantaciones de Acacias en el norte del Camerún: todo dependerá del funcionamiento de los circuitos de goma arábiga / Titre anglais : Should North Cameroon's acacia plantations be abandoned or extended? It all depends on development of the arabic gum market chain

Abstract : Au Nord-Cameroun, plusieurs projets destinés à lutter contre la pauvreté et la dégradation de l'environnement ont encadré la mise en place de milliers de petites plantations paysannes d'Acacia senegal, entre 1990 et 2006. Cependant, depuis 2007, la plupart de ces plantations ne sont guère entretenues et n'ont pas été saignées pour la collecte. Les superficies plantées baissent et la filière formelle de gomme dure, issue de ces plantations, périclite. En 2008, la présente étude a comparé les caractéristiques des filières illégale et légale. Les résultats montrent que l'essentiel des quantités prélevées provient des formations naturelles à Acacia seyal (produisant la gomme friable) et emprunte une filière informelle vers le Nigeria. La cueillette est surtout effectuée par des enfants et des femmes. Malgré le faible prix d'achat de la gomme, cette filière présente des avantages pour les vendeurs désargentés, tels que le préfinancement de la campagne, le paiement au comptant et la multiplication des points d'achat. Les planteurs d'Acacia senegal (produisant la gomme dure de qualité) constituent une population très différente. Il s'agit en majorité d'hommes âgés, aisés, partenaires des projets. La filière officielle qu'ils empruntent est rigide, les points d'achat sont peu nombreux et éloignés des lieux de cueillette et les achats et paiements ne leur sont pas garantis. Cette filière est fortement taxée officiellement et officieusement, ce qui la rend peu concurrentielle vis-à-vis de l'exportation illégale et entraîne une mévente de la gomme. Le prix payé au producteur (0,2 à 0,5 $ US/kg) est très inférieur à celui du marché international (1,5 à 4,5 $ US/kg). La filière officielle ne peut être performante que si elle adopte les méthodes d'achat de l'informelle. Si l'État et les projets veulent encourager la gestion durable des peuplements d'acacias ou le reboisement, ils doivent sécuriser le foncier, réduire taxes et écueils commerciaux, tout en encourageant les producteurs à s'organiser et à se positionner sur des marchés plus rémunérateurs, de type commerce équitable ou biologique. (Résumé d'auteur)

Résumé (autre langue) : From 1990 to 2006, thousands of small Acacia senegal plantations were established by farmers in northern Cameroon, under several projects aiming to reduce poverty and environmental degradation. Since 2007, however, maintenance has been poor in most of these plantations and few trees have been tapped. The planted area has declined and the formal market for hard gum from these plantations has plunged. In 2008, this study compared the characteristics of the illegal and legal markets. Our results show that most of the gum is picked from natural Acacia seyal stands (which produce friable gum) and traded informally to the Nigerian market. The gum is mainly collected by women and children. Despite the low sale price of the gum, the informal market does have advantages for impoverished families, since it provides an advance for the next gum picking campaign, cash payments and a great many sales points. Those who plant Acacia senegal (which produced high-quality hard gum) make up a very different population. They are mostly men, elderly and well-off, who act as project partners. The formal market they supply is rigid, sales points are few and a long way from gum harvesting areas, and neither sales nor payments are guaranteed. This sector is heavily taxed, officially or not, so that it cannot compete with illegal exports and gum sales are slumping. The price paid to producers (0.2 to 0.5 $US/kg) is much lower than on the international market (1.5 to 4.5 $US/kg). The official market cannot operate effectively unless it adopt the trading practices used in the unofficial market. To encourage sustainable management of acacia stands, the State and the projects need to make land tenure secure and reduce taxes and other obstacles to trade while also encouraging producers to form organised groups that can take up a position on more rewarding markets of the fair trade or organic type. (Résumé d'auteur)

Mots-clés Agrovoc : Gomme arabique, Acacia senegal, Acacia seyal, Analyse économique, Rentabilité, Jachère forestière, Commercialisation, Exploitation agricole familiale, Plantations, Provenance, Cueillette, Ressource naturelle

Mots-clés géographiques Agrovoc : Cameroun, Nigéria

Mots-clés complémentaires : Filière, Commerce équitable

Mots-clés géographiques complémentaires : Cameroun nord

Classification Agris : E16 - Production economics
E70 - Trade, marketing and distribution
K10 - Forestry production

Champ stratégique Cirad : Axe 1 (2005-2013) - Intensification écologique

Auteurs et affiliations

Autres liens de la publication

Source : Cirad - Agritrop (https://agritrop.cirad.fr/559176/)

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