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Les oiseaux de l'archipel des loyauté (Nouvelle-Calédonie) : census, ecological and biogeographical issues

Barré Nicolas, Villard Pascal, Manceau Nicolas, Monimeau L., Ménard Camille. 2006. Les oiseaux de l'archipel des loyauté (Nouvelle-Calédonie) : census, ecological and biogeographical issues. Revue d'Ecologie, 61 (2) : pp. 175-194.

Journal article ; Article de revue à facteur d'impact
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Titre anglais : The birds of the Loyalty Islands (New Caledonia) : census, ecological and biogeographical issues

Abstract : L'avifaune des Loyauté comprend 62 espèces, dont 14 marines nicheuses ou erratiques, 5 migratrices, 7 hérons, canards et râles, 4 rapaces/chouette, 28 oiseaux terrestres nicheurs indigènes (appartenant à 33 sous-espèces) et 2 espèces introduites de Grande Terre. Six espèces sont endémiques à l'archipel néo-calédonien: 3 présentes à la fois en Grande Terre et aux Loyauté: Polochion moine Philemon diemenensis, Zostérops à dos vert Zosterops xanthochrous, Stourne des Loyauté Aplonis striatus et 3 pour les seules Loyauté: Perruche d'Ouvéa Eunymphicus uvaeensis, Zostérops de Lifou Zosterops inornatus et Zostérops minute Z. minutus. Eunymphicus est un genre endémique de Nouvelle-Calédonie. Huit sous-espèces sont endémiques à la fois de Grande Terre et des Loyauté et 11 sont exclusives des Loyauté. Sur 24 taxons dont l'origine géographique peut être établie, 58% sont identiques ou proches de ceux de Grande Terre distante de 105 km, et 42% ont des affinités avec des oiseaux du Vanuatu, deux fois plus éloigné (225 km). La trajectoire des cyclones pourrait expliquer cette influence ni-vanuatu particulière. La corrélation entre la surface des îles et le nombre d'espèces qui y ont réussi leur implantation est très étroite (r = 0,97) et vérifie bien cette règle de la biogéographie. La fréquence des espèces terrestres nicheuses est variable, avec des espèces rares et localisées, limitées à certaines îles (Diamant de Kittlitz Erythrura trichroa, Perruche d'Ouvéa) et qui ont peut-être disparu (Merle des Iles Turdus poliocephalus), d'autres dont la fréquence est très inégalement répartie (Coucou à éventail Cacomantis flabelliformis, Gérygone Gerygone fiavolateralis, Zostérops à dos noir Zosterops lateralis), d'autres enfin aux fréquences élevées (Ptilope de Grey Ptilinopus greyii), moyennes (Monarque Myiagra caledonica, Martin-chasseur Todiramphus sanctus) ou faibles (Colombine turvert Chalcophaps indica), mais comparables entre les îles. L'écologie des espèces a pu être précisée avec des espèces inféodées aux grandes forêts, parmi lesquelles la Perruche d'Ouvéa, et des espèces typiques des milieux ouverts. Les menaces pesant sur cette avifaune sont essentiellement liées aux destructions d'habitat et à l'impact des espèces introduites. Un effort particulier doit être consenti pour sécuriser les populations de l'espèce dont le statut est le plus préoccupant: la Perruche d'Ouvéa. (Résumé d'auteur)

Classification Agris : L20 - Animal ecology

Champ stratégique Cirad : Axe 6 (2005-2013) - Agriculture, environnement, nature et sociétés

Auteurs et affiliations

  • Barré Nicolas, CIRAD-EMVT-UPR Faune sauvage (NCL)
  • Villard Pascal, IAC (NCL)
  • Manceau Nicolas, IAC (NCL)
  • Monimeau L.
  • Ménard Camille, CIRAD-EMVT-UPR Faune sauvage (FRA)

Autres liens de la publication

Source : Cirad - Agritrop (https://agritrop.cirad.fr/533220/)

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