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Considérations méthodologiques sur l'expérimentation variétale sur cotonnier en milieu rural

Joly Alain. 1987. Considérations méthodologiques sur l'expérimentation variétale sur cotonnier en milieu rural. Montpellier : CIRAD, 25 p.

Document technique et de recherche
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Résumé : Dans les pays d'Afrique francophone où intervient l'IRCT, l'expérimentation variétale cotonnière en milieu paysan constitue l'étape ultime d'un schéma d'amélioration variétale; elle doit conduire à la prise de décision finale par les développeurs de diffuser ou non une nouvelle variété dans une région, après que les chercheurs se soient assurés de son réel intérêt, de son adaptation écologique, et de son acceptation par les producteurs, étant entendu que jusqu'à présent il demeure exclu de diffuser simultanément plusieurs variétés dans une même zone géographique (problèmes de multiplication des semences, d'égrenage et d'homogénéité de la fibre). Le principe de ces essais consiste donc à tester, dans les conditions réelles de la production, et par rapport à la variété vulgarisée, les meilleures alternatives issues de sélection, afin d'en retenir une qui soit globalement la plus intéressante au niveau de la zone étudiée. Ces nouvelles variétés doivent déjà avoir été largement éprouvées en milieu contr8lé, tant en station de recherche qu'en expérimentation régionale sur points d'appui. Cependant, au cours de cette phase d'expérimentation, la vérification de leurs performances respectives en conditions réelles nous intéresse également. Enfin, bien que la diffusion d'une nouvelle variété n'entraine en général que des modifications mineures des pratiques agricoles, il convient de s'assurer qu'elle ne provoque pas l'apparition de contraintes importantes au niveau des systèmes de production. En dehors d'un aspect démonstratif non négligeable, et selon les moyens dont on dispose, ces essais peuvent donc viser à répondre à trois types de questions classées par ordre de complexité croissante, et correspondant au passage d'une démarche purement pratique à une démarche plus analytique. Par rapport à ce dispositif de référence à 8 blocs par lieu, un dispositif en blocs dispersés à 9 blocs-lieux se traduirait donc surtout par le risque d'une énorme baisse de puissance, puisque la probabilité de mettre en évidence une différence à P0.05 entre variétés tombe à 24Y. (soit environ 1 chance sur 4), et même 16%. Si 1'on élimine les cas où une interaction variétés*blocs (test de Tukey) rend toute interprétation globale impossible. Cependant il est intéressant de noter que, si l'on risque fortement de perdre en puissance, par contre le sens des différences entre variétés n'est Jamais inversé. On peut donc dire que dans cet exemple on risquerait fort de ne rien voir, mais assez peu de tirer des conclusions complètement erronées comme par exemple de trouver une variété supérieure à une autre alors qu'en réalité elle lui est inférieure. Ce risque de 3ème espèce peut d'ailleurs être estimé à environ 10% (CV moyen=9.68, différence minimale=7%, nombre de blocs=9). Le test d'additivité de Tukey permet d'apprécier indirectement une éventuelle interaction variétés*lieux(=blocs). En cas de signification, ce test doit conduire à rejeter l'interprétation directe de l'effet variétal global, et à rechercher des sous-ensembles de blocs-lieux de façon à éliminer cette interaction. L'utilisation de ce test semble donc d'un grand intérêt, car il permet en partie de contourner un des graves inconvénients des blocs dispersés, à savoir 1'inaccessibilité de l'interaction traitements*lieux qui reste confondue dans l'erreur résiduelle.

Auteurs et affiliations

  • Joly Alain

Source : Cirad-Agritrop (https://agritrop.cirad.fr/606648/)

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